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Villefranche - sur - Mer et ses trésors cachés

Villefranche - sur - Mer et ses trésors cachés Figure incontournable du Port de la santé, Jean-Paul Roux, issu de cinq générations de pêcheurs, n’a nul besoin de haranguer les clients derrière son étal de colinots, maquereaux, chinchards, chapons, dorades et langoustes.
 
«Si Jean-Paul ne sort pas son pointu, il est malade», lance Stéphane Flé, loueur de bateaux et gai luron picard adopté pour sa gentillesse à toute épreuve par la confrérie locale. Le sexagénaire Jean-Paul Roux en est le chef : il préside la prud’homie des pêcheurs professionnels.





Dans les fortifications, la citadelle, où se lovent aujourd’hui la mairie et le Musée Volti,
sculpteur de voluptueuses formes féminines, les ducs de Savoie ont fortement marqué
de leur empreinte Villefranche et le comté de Nice, rattachés tardivement (1860) à la
France. Ils ont aussi laissé la Darse, port de guerre devenu plaisancier.

Le tourisme croisiériste a en partie pris le relais. De mars à novembre, environ 300
bateaux de croisière, transportant chacun de 3 000 à 6 000 passagers, se succèdent
dans la rade. Face à la chapelle de Cocteau, une place a été réaménagée pour
que ces visiteurs de quelques heures s’approvisionnent en souvenirs. De chics boutiques
commencent à envahir la rue du Poilu et la pittoresque rue Obscure. Cette rue est un vestige
du couloir de circulation qui longeait le rempart médiéval.

Couverte sur environ 130 mètres, elle servait autrefois d’abri à la population en cas
de bombardement de la Cité. N’hésitez pas à la parcourir dans sa totalité.

La seconde partie a été partiellement couverte par les habitants au cours des siècles, d’où
une architecture plus disparate. Mais le linge des modestes habitants sèche toujours aux fenêtres des ruelles fleuries.
On les escalade jusqu’à la place de la Paix et à celle de Charles II d’Anjou.
C’est là que Gina Ugolini déballe, chaque matin depuis plus de quarante ans, ses fruits et ses légumes.
Les deux dernières familles de maraîchers de Villefranche exploitent leurs champs et serres au plateau Saint-Michel.

Gina vend aux gourmets ses fleurs de courgettes trompettes cueillies à l’aube.
Sur le quai, le restaurant la Mère Germaine, dont l’intarissable gendre, Rémy Blouin,
d’origine tahitienne, popularisa le tamouré en France, laisse depuis des années le
Sénégalais Diaw vendre ses colifichets entre les tables. Et Diaw de proclamer en riant :
«Quand on a pas ce que l’on veut, il faut se contenter de ce que l’on a !»



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