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Venez découvrir l'univers de MONICA FÜRST

Venez découvrir l'univers de MONICA FÜRST Comme sa mère une vingtaine d’années plus tôt, Monica Fürst est arrivée à l’âge de 17 ans dans la nuit à Nice.
« Quand je me suis réveillée le lendemain matin, je n’en croyais pas mes yeux ? Jamais de ma vie je n’avais vu de mer si turquoise, un ciel si haut et autant de couleurs brillantes …..
« J’ai suivi les pas de ma mère et de mon grand héros Henri Matisse. Matisse disait : ‘ Quel bonheur de se réveiller tous les jours avec cette lumière’ Je dis la même chose. Pour faire le métier de peintre et surtout si on est coloriste, il faut de la lumière.
« A Oslo, en décembre il fait nuit à 16 heures, ici une heure plus tard, mais ici quand il fait jour, il fait vraiment clair »
« Les personnes qui ont vu mes tableaux en Norvège me disent que les tableaux faits à Nice sont différents. Bien sûr il y a d’autres motifs ici. Mais je ne peins pas seulement ce que je vois mais aussi les émotions. Comme je suis une femme, c’est surtout des femmes que je peins : en train de faire la cuisine, de flirter, d’acheter des fleurs au
Cours Saleya ou simplement assise regardant la mer vue du haut du
Mont Boron. J’aime aussi peindre les vieilles maisons de Nice et de ses alentours. Mon professeur des Beaux-Arts à Oslo me disait que les angles différents dans un tableau créaient des rythmes. Il n’est donc pas difficile de trouver des motifs dans la vieille ville ou à Villefranche. Le centre de Villefranche est comme si le Bon Dieu avait été au Fort du Mont Alban et qu’il avait jeté les maisons pèle mêle dans la baie.
Pour accentuer cette confusion qui fait le charme de Villefranche, je fais les maisons et les tours encore plus penchées. Parfois il faut mentir pour dire la vérité. « Chaque peintre a une qualité dont il est fier. Pour moi ce sont les couleurs. Je pense que j’ai un talent de coloriste. Cela me fait énormément plaisir de mettre des tons côte à côte et de voir s’ils deviennent amis. Il faut être sévère et si le lendemain ils se sont disputés, je les change. J’ai un atelier à Oslo et un autre à Nice. Parfois je passe trois mois dans un endroit et quand je revois mon ancien travail, je trouve souvent des erreurs. Ou, au contraire, je peux être agréablement surprise. Quelquefois c’est vraiment réussi. Pour cette raison il est important de garder les toiles quelques mois après les avoir terminées, pour que ce soit moi qui vois les défauts et pas les clients. On a souvent posé la question : l’art, c’est quoi ? Mais on n’a jamais pu donner de réponse. Si une œuvre a cent ans et que nos petits-enfants la trouvent belle, c’est probablement une œuvre d’art. »
 
Monica Fürst
www.monicafurst.no
Tel : 04 93 16 2 3 90


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